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CO2 : Bruxelles met la pression sur l'automobile

Dernière mise à jour : 16 août

La future norme de dépollution Euro 7 pourrait causer la mort des voitures thermiques. Cela pourrait arriver dès 2030, selon certains experts de l'industrie automobile.


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L’Europe ne veut plus de véhicules thermiques ! Avec l’entrée en vigueur de la norme antipollution « Euro » il y a tout juste 30 ans, en 1991, l’Union Européenne veut restreindre coûte que coûte les ventes de véhicules polluants, au point de viser la fin d’une ère dès 2025. Un projet plus que ambitieux car à l’échelle du monde automobile, et industriel en général, quatre années pour y parvenir est très court, trop même.


Après 30 ans de norme antipollution, visant à réduire de plus en plus les niveaux tolérés pour chaque polluant, nous en sommes actuellement à la troisième version de la norme Euro 6, à savoir la norme Euro 6d, débarquée en 2014. Les discussions ont déjà été entamées mais rien n’a encore été officialisé et pourtant, les constructeurs, et même le gouvernement français, ne cachent pas leur inquiétude à ce sujet.


Depuis 30 ans maintenant, la norme antipollution « Euro » impose des limites pour différents types de polluants. On retrouve ainsi le NOx (oxydes d’azote), le monoxyde de carbone (CO), ainsi que les hydrocarbures et particules fines telles que le PM10, PM2.5, entre autres.

Cette nouvelle norme Euro 7, qui interviendra à l’horizon 2025, fera logiquement diminuer les niveaux tolérés jusqu’à présent. Selon les données communiquées par le média Bild, les futures limites envisagées seraient drastiques. De 60 mg/km et 80 mg/km en NOx pour l’essence et le diesel à 30 mg/km en 2025. Pour ce qui est du monoxyde de carbone, cette nouvelle limite pourrait être comprise entre 100 et 300 mg/km, contre 500 à 1000 aujourd’hui.


Le cycle d’homologation se compliquera puisque les tests devront être effectués dans des températures allant de -10 °C à -40 °C avec des altitudes allant jusqu’à 2 000 mètres. De plus, chaque véhicule devra pouvoir respecter ces nouvelles limites pendant 15 ans ou 240 000 kilomètres.

Enfin, d’autres polluants pourraient venir s’ajouter à cette norme, comme l’ammoniac ou encore les particules émises par les freins. Préparez-vous donc à rouler sans moteur thermique, mais aussi sans freins…


Pour le moment, cette norme est une réelle menace pour le monde automobile. Nombreux sont les constructeurs qui affirment qu’il sera" techniquement impossible" de ne plus proposer de véhicules thermiques dès 2025 et même de respecter les limitations évoquées précédemment.


Si cela semble encore loin, les constructeurs travaillent déjà sur ce projet. Chez Renault par exemple, les ingénieurs ont déjà préparé le bloc essence capable de respecter la norme Euro 7.

Alors certes, cette norme aura forcément un effet bénéfique sur la santé de la population ainsi que sur la consommation moyenne des véhicules, mais cela reviendrait à annoncer à tous les constructeurs d’abandonner leurs investissements sur les moteurs actuels et de placer ces blocs à la retraite, à peine 10 ans après avoir vu le jour.

Les négociations sont entamées mais une chose est sûre, cette norme sera forcément un nouveau tournant pour le secteur automobile qui n’échappera pas à une très forte baisse des seuils pour les principaux polluants.

 
 
 

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