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Lancia : Le retour !

Dernière mise à jour : 16 août


Lancia — AEPS Pièces, moteurs et boîtes d'occasion garantis

Lancia est un cas à part, dans le paysage automobile. Malgré une offre ramenée à un seul modèle quelque peu suranné (la Lancia Ypsilon fut lancée en 2011), cette marque parvenait en 2019 à vendre davantage de voitures que sa compatriote Alfa Romeo, à l’offre pourtant nettement plus riche et moderne.


Sur le papier, Lancia présente moins de potentiel qu’Alfa Romeo. Pas une raison pour l’abandonner


Cette anomalie ne s'est pas reproduite l'an dernier, puisque Lancia n’a vendu que 43.000 de ses Ypsilon en 2020 dans la seule Péninsule italienne, quand Alfa Romeo parvenait à écouler 56.000 de ses Giulia et Stelvio dans le monde entier. Néanmoins, ce rétablissement de la logique dans la hiérarchie entre Lancia et Alfa Romeo n’efface pas la piètre performance de ce dernier. Avec moins de 60.000 voitures dans le monde, la marque premium italienne est loin de faire jeu égal avec BMW (674.000 unités en 2020), ou même Volvo (387.000 unités).


L’objectif affiché par Stellantis en fin d’année dernière est de concentrer les deux tiers de sa production en Europe sur seulement deux plateformes mécaniques seulement, les CMP et EMP2 conçues par le Groupe PSA, bien avant la fusion avec FCA. Cette infusion de sang français a bien réussi à l’Allemand Opel, qui a vite recouvré la santé : l’espoir est de voir Lanci, Alfa Romeo puis Fiat en bénéficier rapidement.


La Lancia Ypsilon devrait être renouvelée sur la plateforme CMP conçue par PSA


Témoin de l’urgence de sa situation, c’est Alfa Romeo qui commercialisera le premier modèle italien construit sur la plateforme CMP. Il s’agira d’un petit SUV qui fait tant défaut à la marque milanaise, et qui devrait arriver sur le marché en 2022, avec des motorisations thermiques, hybrides et 100 % électrique.

Dans cette redistribution des cartes, le petit Poucet Lancia parvient à tirer son épingle du jeu. Au départ, la décision de FCA de se retirer progressivement du marché de la toute petite voiture de ville semblait condamner Lancia. Son dernier modèle, l’Ypsilon, repose en effet sur la plateforme des Fiat 500 et Fiat Panda que FCA renonce à développer, au profit de la plateforme EMP2 de PSA. En vérité, c’est une bonne nouvelle, car en concentrant ses efforts sur des voitures moins chiches, le groupe Stellantis espère tirer profit de l’image haut-de-gamme de Lancia et concevoir une citadine chic, qui rapporte davantage que la Fiat 500.


Lancia pourrait revenir sur le segment des petites voitures chic


Au sein de la nouvelle organisation, les marques Lancia et Alfa Romeo ont rejoint DS Automobiles pour former un pôle premium et étudier des synergies industrielles. Au mois de mars, John Elkann, Président du conseil de Stellantis confirmait sur un plateau de la télévision italienne que la fusion entre FCA et PSA allait offrir à Lancia comme à Alfa Romeo les opportunités que ces marques n’avaient pas, du temps de FCA.


Preuve que Lancia échappe à la mort rapide que certains lui prédisaient l’an dernier, au moment de la création de Stellantis, ses nouveaux dirigeants viennent de prendre leurs fonctions. Son directeur est Luca Napolitano, précédemment directeur des marques Fiat et Abarth pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Il vient de nommer ses collaborateurs aux postes-clés de la planification et de la tarification du produit. "Nous recherchions une équipe de professionnels pour construire l'avenir de la marque Lancia, en tirant parti d'un énorme potentiel de passion, d'engagement et de vision", a déclaré Luca Napolitano.


Quand DS peine à se forger une image hors de France, Lancia peut capitaliser sur une histoire qui remonte à 1906


Ce dernier confie la responsabilité du marketing et de la communication de Lancia au Français Yann Chabert, ancien directeur des ventes et du marketing chez Fiat et Abarth. L’une de ses premières tâches consistera à faire connaître la marque Lancia. Le piège serait de tenter de capitaliser sur le souvenir des dix titres remportés en championnat du monde des rallyes, au cours des années 70, 80 et 90. Ces souvenirs d’une gloire lointaine ne suffiront pas à séduire une frange nouvelle d’automobilistes plus jeunes, qui ne connaissent rien de la marque italienne.


La recette ? Elle ne fait pas mystère. Les designers de chez Lancia auront pour mission de définir une approche italienne du luxe, distincte de celle de DS Automobiles. Les deux marques devront faire cohabiter deux saveurs très affirmées, en s’appuyant chacune sur leur latinité. La première concrétisation de cette approche devrait apparaître sous la forme d’un concept-car, sorte de profession de foi avant la commercialisation d’un premier modèle, en 2024.

 
 
 

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